Récits de découvertes dans le vaste monde du cinéma. Il fallait maintenant trouver un projet qui puisse mettre sur de bons rails cette compagnie indépendante qui tenait particulièrement au cœur de Capra. La Vie est Belle redonne la foi et l’espoir, il ranime la flamme que l’on laisse bien souvent mourir sans considération. Mais point d’apologie du socialisme ou autre manichéisme chez Capra ; il se contente simplement de dénoncer les effets pervers de tout un rouage économique en étayant son propos d’une véritable objectivité doublée d’une prise de distance nécessaire, ce qui n’était pas forcément évident lorsque l’on connaît l’amour du cinéaste pour son pays d’adoption (Capra est d’origine sicilienne). En cela et également dans ses thèmes, La Vie est belle synthétise toute les préoccupations de l’œuvre antérieure de Capra. Start now. Les long métrages qu’il tournera par la suite ne rencontreront pas en effet un franc succès et jouiront d’une qualité inégale et ce, malgré les nombreuses têtes d’affiches réunies pour la cause : Frank Sinatra (Un trou dans la tête), Katharine Hepburn (L’Enjeu), Glenn Ford (Milliardaire d'un jour) pour ne citer qu’eux ! Tout en gardant une certaine intégrité en ne cédant pas aux offres de l’impotent Potter qui, rappelons le, n’a pas hésité à placer la ville sous sa tutelle, Georges Bailey est également marqué par une forte volonté de s’enrichir mais ce dessein ne le pousse tout de même pas à rejeter toute vertu et il n’oublie pas de venir en aide aux plus déshérités via son entreprise. La démocratie qu’il nous présente va à l’encontre de ce qu’on lui a reproché : les politiciens sont cupides, véreux et ne sont motivés que par le pouvoir, un portrait de la bannière étoilée finalement bien loin d’être reluisant. Voici donc le tandem de nouveau réuni pour La Vie est Belle, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, une époque où il est temps de remettre les compteurs à zéro, de se relever de la terrible crise de 1929 et des dures années qui ont suivi, et de chasser les démons de la guerre. | A la rencontre du Septième Art respecte les droits d’auteur et s’engage à respecter le travail des artistes que nous cherchons à valoriser. George Bailey est Monsieur tout le monde, un homme qui a des rêves plein la tête, des projets de vie déjà bien dessinés dans son esprit, mais qui va devoir faire face à une succession de circonstances qui vont, à chaque fois, contrecarrer tous ses plans. Cet espace est interdit aux mineurs de moins de 18 ans et strictement réservé à un public adulte averti, en ce qu’il propose des textes, images et vidéos à caractère pornographique susceptible de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs. Cet éclairage rétrospectif fait suite aux prières énoncées par les habitants de Bedford Falls pour venir en aide à Georges Bailey, qui trouveront une résonance certaine du coté du berceau des étoiles où s’ouvre un dialogue quelque peu désuet dans sa mise en image, mais distillant un charme certain, entre les autorités célestes et Clarence, un ange de second classe en attente de l'acquisition de ses ailes. Le couple qu’il forme avec la délicieuse Donna Reed, participe vigoureusement à l’émotion qui nous submerge tout au long de la vision du film. Au fil de ce récit, il retrouvera un désir ardent d’exister, pour lui et les autres, et c’est là que débute une euphorie grandissante pour le personnage mais également pour le spectateur, une véritable renaissance qui trouve sa culminance dans la scène du pont, véritable tournant de la dernière partie du long métrage. La vie est belle, Walter. Amazon.de - Kaufen Sie La vie est belle günstig ein. Ganz gleich ob ihr uns für ein Familien-/Paar-Shooting, eure Trauung oder die ganztägige Hochzeitsreportage bucht: Wir kommen zu zweit, denn vier Augen sehen mehr als zwei. Clarence, un ange de seconde classe qui attend l’obtention de ses ailes, descend sur Terre pour lui venir en aide... « Each man's life touches so many other lives, and when he isn't around he leaves an awful hole ». synthétise toute les préoccupations de l’œuvre antérieure de Capra. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. C’est par mégarde que l’oncle Billy, égarera ce même jour les 8 000 dollars qu’il devait remettre à la banque au compte de la société, et que Potter ne manquera pas de substituer. En cette nuit de Noël 1945 dans la petite ville de Bedford Falls, tout le monde prie pour Georges Bailey, éminent habitant de la ville. A leur manière, ils font oublier l’échec relatif du New Deal intenté par Roosevelt ! Das elegante Parfum in ein Ausdruck der fröhlichen Leichtigkeit des Seins und bringt die Schönheit einer Frau perfekt zur Geltung. William Hornbeck, Photographie : Il ne s’agit pas simplement d’un gentil petit conte de Noël à l’intrigue léchée, aux multiples clichés et aux raccourcis convenus. Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Le film ne tombe d’ailleurs pas dans l'écueil qui consisterait à mystifier la figure angélique mais emprunte précisément le chemin inverse ; l’ange Clarence Oddbody n’a rien de candide : il est bedonnant, boit comme une éponge et n’est plus de toute première jeunesse ! Wie ein süßer Nebel hüllt das La Vie est Belle seine Trägerin … C'est alors que Sam Briskin, assistant d'Harry Cohn à Columbia, lui propose de créer sa propre société de production. Le scénario, quant à lui, reprend l’éternel lutte de David contre Goliath, véritable leitmotiv de l’œuvre du cinéaste. Frank Capra, voici un nom qui m’est familier, depuis le visionnage de l’excellent Mr Smith au Sénat de 1940, qui avait pour tête d’affiche un certain James Stewart. La Vie est belle DVD. En 1945, après avoir achevé la direction de la prestigieuse série Pourquoi nous combattons, dont il réalisera d'ailleurs quelques épisodes, Frank Capra est de retour sur les terres de son succès : Hollywood. sans évoquer la présence toute en retenue et en fragilité de l’inénarrable James Stewart ? Das Leben ist gut, Walter. Il aboutiront à pas moins de trois versions différentes, sans obtenir toutefois la satisfaction de la firme. Comme dans. Les long métrages qu’il tournera par la suite ne rencontreront pas en effet un franc succès et jouiront d’une qualité inégale et ce, malgré les nombreuses têtes d’affiches réunies pour la cause : Frank Sinatra (. Lorsque disparaît le générique inaugural, une neige blanche et poudreuse envahit l ‘écran ; s’ensuit alors le plan d’un panneau nous indiquant que nous nous trouvons maintenant à Bedford Falls, ville que l’on ne quittera en aucune occasion tout au long de l’évocation de la vie de l’un de ses concitoyens. Par cette pirouette scénaristique, Capra ne manque pas de montrer que la vie d’un homme est liée à celle des autres et ainsi de prouver que chacun de nous a un rôle à jouer en ce bas monde. Cet altruisme débordant va même jusqu'à constituer un frein à ses ambitions lorsque ce même frère, devenu plus vieux et qui sera d’ailleurs bien plus tard couvert de gloire, part pour l’université, contraignant ainsi Georges à reprendre l’entreprise de prêts et construction. Drame, Famille, Fantastique, Réalisé par : Henry Travers, A noter que le décor de ce lieu fut entièrement construit dans les studios de la RKO en Californie ; il est encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands jamais édifiés pour un film américain. Suite à cette déconvenue rencontrée au box-office, Capra est très vite contraint de dissoudre sa société de production et s’engage aux cotés de la Paramount avec qui il enchaînera moult projets inaboutis. Qualifizierte Bestellungen werden kostenlos geliefert. Potter incarne parfaitement la mainmise du capitalisme "sur les petites gens", et la lutte qu’il entretient avec les habitants de Beford Falls permet au réalisateur de dresser le constat du clivage social existant entre laissés pour compte et privilégiés. Partout où il le peut, Capra capture des instants d’humanité, aspire l’essence humaine de chaque personnage et crée un mélange haut en couleurs qui … A leur manière, ils font oublier l’échec relatif du New Deal intenté par Roosevelt ! Nous nous apitoyons souvent sur notre sort, nos soucis et nos tracas, mais nous oublions que notre présence n’est pas visible qu’à travers un miroir, mais aussi à travers les yeux des autres, et que les actes de chacun peuvent influer sur tout un ensemble, à tel point que la perte d’un élément peut chambouler de nombreux destins, à l’image du passage où l’existence de George Bailey est volontairement effacée par Dieu afin de lui faire prendre conscience de l’importance qu’ont eu ses actes sur les habitants de Bedford Falls. Le rêve américain est ici transposé à travers les désirs d'évasion de Georges Bailey ; le besoin de découverte qui l’anime rappelle celui des immigrants débarquant tout droit de Liberty Island, sa grande ambition étant en effet de poursuivre ses études d’architecture et devenir explorateur. Easy editing on desktops, tablets, and smartphones. Das Leben ist schön! Une séquence illustre parfaitement ce mélange, celle où Georges et Mary, l’amour de sa vie, effectuent une promenade romantique et poétique au clair de lune en chantant le célèbre Buffalo Gall (thème parcourant le film) : elle suit en effet la séquence jouissive du concours de charleston, imprégnée d’une frénésie burlesque renvoyant directement au précédent film de Capra : Arsenic et vieilles dentelles et précède celle de l’annonce du décès du père ; le calme avant la tempête en somme. Cet aboutissement sera pour lui l'occasion de recevoir les mérites de tous ses actes passés ; pour la première fois de sa vie, il fera figure de bénéficiaire et non de donateur. Potter incarne parfaitement la mainmise du capitalisme "sur les petites gens", et la lutte qu’il entretient avec les habitants de Beford Falls permet au réalisateur de dresser le constat du clivage social existant entre laissés pour compte et privilégiés. De plus, cette désillusion s’accompagne bien vite d’une nouvelle constatation : les majors américaines font preuve d’une emprise de plus en plus grande sur la production et Capra songe alors sérieusement à s’expatrier en Grande Bretagne pour y tourner ses films. Der Duft ist sinnlicher als La vie est belle, er vermittelt mir mein ein ganz besonders angenehmes Gefühl. Ce tableau de la nature humaine s’accompagne d’une vision particulièrement lucide sur l’ingratitude de l’existence et sa nébulosité ponctuelle. Au fil de ce récit, il retrouvera un désir ardent d’exister, pour lui et les autres, et c’est là que débute une euphorie grandissante pour le personnage mais également pour le spectateur, une véritable renaissance qui trouve sa culminance dans la scène du pont, véritable tournant de la dernière partie du long métrage. Cet acteur, qui a su s’intégrer à merveille dans l’univers de cinéastes aussi singuliers qu’Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou encore John Ford, révélant ainsi une capacité d’adaptation prodigieuse, transperce ici littéralement l’écran et nous offre une palette d’émotions assez incroyable ; n’oublions pas qu’il avait déjà incarné le héros "capraien" avec la même excellence dans. Et quand ceux-ci sont accompagnés de toute une ribambelle de seconds couteaux aussi savoureux les uns que les autres, on ne peut que s’incliner devant la justesse et la variété du casting. Capra garde malgré tout une croyance immodérée en l’homme ; avec. Avec une grâce et un brio déconcertants, La Vie est belle créé au final une symbiose parfaite entre des tons et genres radicalement différents ; c’est à se demander si Capra n’est pas l’un des maîtres dans l’art d’allier cette recette indubitablement efficace à une analyse toujours aussi fine des personnages et de leurs sentiments. Esseulé et désespéré, Georges doit aujourd’hui faire face à une situation financière désastreuse et songe sérieusement à mettre fin à ses jours. Parlons justement de cette fin qui atteint une dimension euphorisante rarement égalée au cinéma ; quoique l'on ait pu en dire, l'art du final chez Capra trouve ici une plénitude qui clôt de la meilleure façon ce film. La cloche qui clôt le film sonne le glas d’une ère qui n'eut malheureusement pas le succès escompté. Je parle en connaissance de cause. Dès sa plus tendre enfance, il a toujours été d’une grande aide envers ses concitoyens à travers la société de prêts et construction hérité de son père, laissant ainsi de coté ses rêves d’évasion. Potter, l’homme le plus riche de la ville, a toujours trouvé en la famille Bailey ses principaux rivaux qui ne cessent de semer des embûches sur le chemin qui le mène à son emprise totale sur la ville. Malgré tout, dans un ultime élan de générosité, Georges Bailey permettra à Clarence d’obtenir les ailes qu’il convoitait tant. La Vie est belle de Frank Capra – Analyse et critique du film – DVDClassik. Comme dans Mr. Smith au Sénat, son illustration s’effectue au sein même d’une histoire à la tonalité politico-sociale (cependant moins marquée que dans le film suscité) : le jeune héros ayant reçu l’héritage idéaliste de son père est confronté à l’hégémonie du despotique Henry Potter interprété par le glacial Lionel Barrymore, qui travailla déjà avec Capra dans l’une de ses plus belles réussites : Vous ne l’emporterez pas avec vous. Mit dem Eau de Parfum Spray La Vie est Belle präsentiert das erfolgreiche Label Lancôme einen zarten Duft voller positiver Energie: Er unterstreicht das Verheißungsvolle im Leben und macht sofort gute Laune. Ernst Höger ist heute noch unterwegs, er ist unter uns, voll des Lebens, voll der Kraft und er sagt uns: "Das Leben ist schön." Lionel Barrymore, , il a fondamentalement réalisé un film sur la foi et toutes les phases de sa (re)construction. Warner, Et quand ceux-ci sont accompagnés de toute une ribambelle de seconds couteaux aussi savoureux les uns que les autres, on ne peut que s’incliner devant la justesse et la variété du casting. Capra garde malgré tout une croyance immodérée en l’homme ; avec La Vie est belle, il a fondamentalement réalisé un film sur la foi et toutes les phases de sa (re)construction. En restant inlassablement à Bedford Falls où il rencontra Mary Hatch la mère de ses enfants, Georges Bailey laissa partir les autres à sa place et notamment Harry Bailey, son frère cadet, auréolé en cette veille de Noël de son courage héroïque durant la guerre. Du haut du lointain cosmos où nos sommes propulsés, nous apprenons que George Bailey, vaillant citoyen qui a œuvré toute sa vie au bonheur de ses concitoyens et de sa famille, et qui s’est battu pour défendre l’héritage familial, va mettre fin à ses jours le jour du réveillon de Noël. Il prendra petit à petit conscience du caractère fondamentalement bon et utile de ses actes. Et puis comment parler de La Vie est belle sans évoquer la présence toute en retenue et en fragilité de l’inénarrable James Stewart ? Par ailleurs, le film évoque de façon très juste et réaliste des problèmes de l'Amérique de l'entre-deux-guerres, de la crise économique de 1929 à l'entrée dans le deuxième grand conflit mondial de l’histoire en passant par la description du pays sous la présidence de Roosevelt. Sie finden Rezensionen und Details zu einer vielseitigen Blu-ray- und DVD-Auswahl – neu und gebraucht. et le fait d’avoir été placé dans un cadre des plus sombres durant la majeure partie du film ne fait que renforcer le sentiment d’allégresse qui nous envahit alors. , livre ô combien évocateur du pays de l’oncle Sam ! Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Du haut de son mètre quatre-vingt treize, James Stewart est un grand gaillard pas bien épais, à l’allure de grand bonhomme un peu penaud et désorienté, qui s’accorde parfaitement au personnage de George Bailey, étrangement très proche de celui de Jefferson Smith dans Mr Smith au Sénat. Grâce à notre omniscience divine, nous allons découvrir qui est George Bailey, les étapes marquantes de sa vie, et comprendre pourquoi il en est arrivé là. Il prendra petit à petit conscience du caractère fondamentalement bon et utile de ses actes. Frances Goodrich, Albert Hackett, Frank Capra, Jo Swerling, Philip Van Doren Stern, Michael Wilson, Musique : Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. Pays : Lors de la crise de 1929, qui enraye une fois de plus le bonheur de Georges Bailey en coupant court aux festivités de son mariage et à son voyage de noce, la banque ne peut plus assumer ses fonctions et Georges Bailey obtient la satisfaction de ses clients en se livrant à un dérivé de la redistribution des richesses (il vient en aide aux épargnants en prêtant ses propres économies), logique propre aux réformes sociales que les Etats-Unis tentaient de recréer à l’époque de la sortie du film en intégrant des outils de gestion non capitalistes. Qualifizierte Bestellungen werden kostenlos geliefert. Non content de porter en ses germes les valeurs du modèle américain (la solidarité, la famille, la tradition...) le film exploite toute l’ambivalence de l’ "American way of life ". et le fait d’avoir été placé dans un cadre des plus sombres durant la majeure partie du film ne fait que renforcer le sentiment d’allégresse qui nous envahit alors. La vie est belle (It's a Wonderful Life) est un film américain de Frank Capra sorti en 1946 avec James Stewart et Donna Reed Avec une grâce et un brio déconcertants, créé au final une symbiose parfaite entre des tons et genres radicalement différents ; c’est à se demander si Capra n’est pas l’un des maîtres dans l’art d’allier cette recette indubitablement efficace à une analyse toujours aussi fine des personnages et de leurs sentiments. Mais dans ce ciel nuageux devait percer un rayon de soleil, et celui-ci s’appelle La Vie est Belle, le chef d’œuvre de Frank Capra, réalisateur emblématique de cette belle période du cinéma américain. Das Eau de Parfum verzaubert mit edlen, natürlichen Ingredienzen wie Pallida de Florence-Iris, Sambac-Jasmin-Absolu, Orangenblüten-Absolu und einer Patschuli-Essenz, die von sanften Gourmet-Noten eingehüllt werden. Sous l’égide de sa nouvelle compagnie, Capra collabora alors avec Frances Gooddrich et Albert Hackett afin d’alimenter l’histoire d’une multitude de détails ramenant le script à sa propre existence et accoucha, au final, d'un scénario qui lui convint parfaitement. - Andreï Tarkovski. La grande force de cette évocation réside dans le fait qu'elle ne se borne pas à la simple foi religieuse (qui n'entre d'ailleurs même pas en compte, et ce malgré les différentes figures renvoyant directement au sacré qui parsèment le film : la cloche, l’ange, les prières et même Dieu). Cet acteur, qui a su s’intégrer à merveille dans l’univers de cinéastes aussi singuliers qu’Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou encore John Ford, révélant ainsi une capacité d’adaptation prodigieuse, transperce ici littéralement l’écran et nous offre une palette d’émotions assez incroyable ; n’oublions pas qu’il avait déjà incarné le héros "capraien" avec la même excellence dans Vous ne l’emporterez pas avec vous et surtout Mr. Smith au Sénat. L’arrivée de l’ange Clarence, envoyé du ciel, permettra à Georges Bailey d’assister aux effets de son inexistence et voir ainsi les ravages qu’elle aura occasionnés chez les autres. Sie finden Rezensionen und Details zu einer vielseitigen Blu-ray- und DVD-Auswahl – neu und gebraucht. , son illustration s’effectue au sein même d’une histoire à la tonalité politico-sociale (cependant moins marquée que dans le film suscité) : le jeune héros ayant reçu l’héritage idéaliste de son père est confronté à l’hégémonie du despotique Henry Potter interprété par le glacial Lionel Barrymore, qui travailla déjà avec Capra dans l’une de ses plus belles réussites : . Todd Karns, Il ne s’agit pas simplement d’un gentil petit conte de Noël à l’intrigue léchée, aux multiples clichés et aux raccourcis convenus. La vie est belle ist ein Duft der Freiheit und des Glücks. Le scénario, quant à lui, reprend l’éternel lutte de David contre Goliath, véritable leitmotiv de l’œuvre du cinéaste. Emile Kuri, Direction artistique : Eine Hommage an die Schönheit des Lebens. La démocratie qu’il nous présente va à l’encontre de ce qu’on lui a reproché : les politiciens sont cupides, véreux et ne sont motivés que par le pouvoir, un portrait de la bannière étoilée finalement bien loin d’être reluisant. Cet aboutissement sera pour lui l'occasion de recevoir les mérites de tous ses actes passés ; pour la première fois de sa vie, il fera figure de bénéficiaire et non de donateur. Georges Bailey trouve le bonheur entouré de sa famille et de ses proches, le rêve américain s'exprime ici dans le célèbre "Home, sweet home", l’accession au bonheur et à la réussite d’un système économique passe avant toute chose par le partage, ce que Capra a tenté dans toute son œuvre de défendre. Frank Capra nous touche directement non pas forcément par l’optimisme qui se dégage de ce film, mais par l’authenticité dont font preuve les personnages, remplissant chacun leur rôle avec un naturel rare qui permet au spectateur de facilement s’intégrer dans l’intrigue. L’ange est là pour le lui rappeler, à George, mais à nous aussi, que nous ne sommes pas seuls. ich empfinde ihn nicht als so blumig wie la vie est belle, er ist pudriger und somit ein etwas zurückhaltender Duft, der subtil nach vorne kommt und mich total überzeugt hat. A noter que le décor de ce lieu fut entièrement construit dans les studios de la RKO en Californie ; il est encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands jamais édifiés pour un film américain. . Pour comprendre les raisons qui l'ont poussé à adapter ce modeste conte de Noël, il faut aller chercher plus loin que ses caractéristiques intrinsèques ; Capra était en réalité tourmenté par les mêmes doutes et tiraillé par les mêmes peurs que le héros du livre. Parlons justement de cette fin qui atteint une dimension euphorisante rarement égalée au cinéma ; quoique l'on ait pu en dire, l'art du final chez Capra trouve ici une plénitude qui clôt de la meilleure façon ce film. Je le disais dans mes précédents articles, les années 1940 ont proposé nombre de films noirs, ou des films de guerre, à l’ambiance bien souvent sombre, peu enclins à susciter l’optimisme. Il ne reconnaît malheureusement plus grand-chose de l’usine à rêves où il régnait jadis d’une main de maître, et ne reçoit qu’une relative indifférence de la part de ceux qui l’ont remplacé entre temps. Dimitri Tiomkin, Costumes : Même la guerre ne suffira pas à l’éloigner de ce lieu définitivement clos, sa surdité l’empêchant de faire l’objet d’une quelconque mobilisation. Liberty Films (II), Recommandé parFrançois Truffaut, Laurent Cantet, Luc Dardenne, Costa Gavras, Agnès Jaoui, Gérard Krawczyk, Agnès Jaoui, Bruno Podalydès, Jaco Van Dormael, Akira Kurosawa. Malgré son aura dévastatrice, les valeurs et les illusions qu’il véhicule ne correspondaient certainement plus aux idéaux d'après-guerre, climat encore profondément marqué par le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale et où, économiquement parlant, la recherche du profit était le maître mot. Pour traiter de cette valeur, une nouvelle fois typiquement américaine, Capra utilise une idée simple mais toute aussi lumineuse en dotant le film d’une dimension fantastique qui lui sied à merveille. Nous avons entendu les chiffres aujourd'hui: 55 à 60000 Européens attendent la chance de pouvoir nous affirmer, à l'avenir, comme Ernst Höger, que "la vie est belle ".Wir haben heute die Zahlen gehört: 55000, 60000 Europäerinnen und Europäer warten darauf, wie Ernst Höger auch in Zukunft sagen zu können: "Das Leben ist schön ".Tout de même, la vie est belle de ce côté de la tombe. H.B. En étant le temple qui le retient prisonnier, Bedford Falls agirait sur lui telle une force oppressante souhaitant à tout prix conserver le gardien de ses portes. Capra garde malgré tout une croyance immodérée en l’homme ; avec La Vie est belle, il a fondamentalement réalisé un film sur la foi et toutes les phases de sa (re)construction. Il laisse transparaître une autre idée, celle de l’éthique d’une certaine responsabilité liée à l’influence qu’exercent nos actes sur l’existence des autres. En cela et également dans ses thèmes, La Vie est belle synthétise toute les préoccupations de l’œuvre antérieure de Capra. Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner et recevoir une notification de chaque nouvel article par email ! La Vie est Belle, n’est-ce pas là un titre des plus éloquents ? L’arrivée de l’ange Clarence, envoyé du ciel, permettra à Georges Bailey d’assister aux effets de son inexistence et voir ainsi les ravages qu’elle aura occasionnés chez les autres.

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