En philosophie de la nature, le mot « bien » désigne l’accomplissement de la puissance d’une chose : le bien s’identifie à ce vers quoi les choses tendent en conformité avec ce qu’elles sont et doivent être. Glissement à première vue sans importance puisque les deux expressions sont souvent considérées comme synonymes. Cette situation tout à fait hors du commun va impliquer que, avant même le jour d’après, toutes les parties prenantes parviennent à se mettre autour de la table, pour le bien commun. Quand Thomas d'Aquin parle de « bien commun » (bonus communis), il désigne donc Dieu en tant qu'il attire la Création à lui, aussi bien les hommes que les autres créatures qui participent ainsi d'un mouvement commun. Dans cette acception, tout exercice d'une responsabilité politique doit donc servir le bien commun, mais la notion de bien commun est plus large que la vie politique. Dominique Coatanéa, docteur en théologie morale et éthique, doyenne de la faculté de théologie de l’UCO Angers. Ce sur quoi il est en accord avec Platon: la coopération et la recherche bien commun en politique. Il précise cependant que la vie heureuse est la fin de la société (1) Aristote, Politique, livre III chap 6.. Qu’entend Aristote en parlant de « bien », associé au bonheur ? La morale d’Aristote est une philosophie de l’action, du résultat (“le bien, c’est la fin”), et non de l’intention, comme plus tard chez Kant. Dans les milieux catholiques traditionnels, on a ainsi l’habitude de présenter des conférences de formation politique en définissant le bien commun comme finalité de la société civile. Au livre premier de l’ Éthique, le bien commun est identifié au bonheur, c’est-à-dire à la vie vertueuse : il relève de la ratio boni et du principe du bien. Comme on l’a vu, il s’agit du bonheur. Le bien, pour Thomas d'Aquin, c’est « ce qui est désirable. nisme animal, le caractère éthique de la vie civique, l'éthique de la guerre et le bien de la cité comme bien commun ou «fin immanente ». Identités d'action et procédures, Compendium de la doctrine sociale de l'Église - Bien commun, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Bien_commun&oldid=178738797, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, des ressources externes à l'Homme et antérieures à l'Humanité, que l'on considère souvent comme en quelque sorte, des ressources construites par une ou plusieurs générations d'humains (la. ». 1 Aristote et le Bien commun au Moyen Âge : une histoire, une historiographie En évoquant le bien commun au Moyen Âge, Bernard Guenée, dans son manuel, écrit : « Mieux que par les systèmes puissants et originaux qui ont pu y fleurir, la mentalité politique d’une époque est définie par la banalité de ces lieux communs »1. En ce sens, le bien commun est spirituel, avant d'être un principe politique ; il se distingue donc de la somme des intérêts particuliers mais aussi de l'intérêt général (qui est défini par une politique et par l'exercice de la raison humaine), car le bien commun est le bien de tous les êtres en tant qu’ils sont appelés par Dieu à la perfection (on parle aussi de sainteté, pour l'homme). Plusieurs types de biens et/ou de « communs » peuvent être distingués ; ils sont naturels, matériels ou immatériels et en termes d'utilité peuvent être : L'Internet et plus encore le Web 2.0 semblent avoir ouvert de nouvelles dimensions aux réseaux sociaux, à la culture et au patrimoine immatériel de l'humanité et à la noosphère. ARISTOTE ET LE BIEN COMMUN AU MOYEN ÂGE / 279 du même texte, le bien commun est associé au juste et à la paix, et relève du principe d'ordre lié au bonum universi. Ils Au singulier, on peut donner à l'expression « bien commun » au moins deux définitions, selon qu'on se place dans une perspective chrétienne héritière de la philosophie aristotélicienne et thomiste, ou non. 2La commission européenne a publié en 2004 un Livre vert sur les services dintérêt général. Plus gênant, Aristote trouble les pistes en définissant le bien commun différemment d’un livre à l’autre de son œuvre. » Ce bonheur terrestre aussi complet et aussi parfait que possible est celui de toute une multitude humaine formant un ensemble. Le catholicisme évoque aussi la destination universelle des biens (principe voulant que la propriété n'est légitime que si elle sert un intérêt plus large que celui d'un individu), comme principe clé pour servir le bien commun. Language: french. Études à partir de l'approche de Gaston Fessard s.j., Ed. (2)se référer au numéro 8 de L’Héritage (page 7) sur « les quatre causes ». En effet, dans le commerce, dit Aristote, l’individu se sépare progressivement de toute notion de mesure, et ainsi de vertus (les devoirs d’intérêt publics font place à jQuery("#footnote_plugin_tooltip_8351_2").tooltip({ tip: "#footnote_plugin_tooltip_text_8351_2", tipClass: "footnote_tooltip", effect: "fade", fadeOutSpeed: 100, predelay: 400, position: "top right", relative: true, offset: [10, 10] }); Le bien commun donne son sens à la vie sociale, car si une chose ne se développe pas en fonction de son but elle est vaine et absurde, comme une chaise qui serait conçue par un menuisier ignorant que sa création servira à s’asseoir. Télécharger le document commentaire sur Aristote. Sans bien personnel, il n'y a pas de bien commun et pas de démocratie, donc pas de "république", ces mots étant vidés de leur sens et donc utilisés abusivement, enveloppés par des idéologies dites de "progrès" ou de "liberté" qui enferment l'homme dans l'ignorance, l'erreur ou le mensonge. Les communs sont un, « toutes les données qui ne sont pas à caractère sensible ou données personnelles dont la personne a accepté préalablement le partage avec les institutions, ou tout autre acteur », « on est obligé de « consommer » des avions de chasse », « un grand mouvement de dérégulation et de, « plus de gens savent, plus la connaissance progresse ». Year: 2013. Préalables ; Aristote et l’Éthique à Nicomaque Aristote est un philosophe grec né à Stagire en 384 et mort en 322 à Chalcis en Eubée. Dans le langage courant, le bien commun a souvent un sens moins spirituel, mais correspond toujours à l'idée d'un patrimoine matériel ou immatériel de la communauté humaine (parfois élargi aux autres espèces vivantes) nécessaire à la vie, au bonheur ou à un épanouissement collectif. Aristote en politique: bien commun, cité heureuse et autarcie. Aristote s'attaque directement à Platon, arguant que la communauté des biens génère plus de différends que l'appropriation privée[19]. On voit bien qu’Aristote, s’il accepte le principe de l’économie marchande, condamne les excès d’une économie par trop préoccupée par « l’argent pour l’argent » et souhaite plus de clarté dans les échanges, la production de richesses et la finalité qui réside dans la notion de bien commun. Elle inscrit ce courant dans une « nouvelle économie institutionnelle »[32], notamment précisée en 1990 dans son livre « Gouvernance des biens communs »[33]. Le bien commun est l’ensemble de ce qui soutient la coexistence et par conséquent l’être même des personnes. Esclavage : 12 choses méconnues. Thomas d’Aquin reçoit de la tradition latine l’expression de «bien commun» qui n’est pas celle d’Aristote. Bien commun et intérêt général. L'autre jour, une élue écologiste à qui je parlais du bien commun m'a répondu en me parlant de l'eau, de ces biens que nous avons en commun et que nous ne devons pas gaspiller. Le bien commun définit un mode de propriété conçu pour assurer l'harmonie collective. Ci-dessous un extrait traitant le sujet : L'intérêt de l'Etat coïncide-t-il avec le bien commun ? De nombreux économistes se sont intéressés à ce concept. Platon introduit dans la République l'idée que les gardiens de la cité idéale ne possèdent rien en propre, hormis les objets de première nécessité, mais partagent l'habitat, les possessions matérielles et les repas, reçoivent leur nourriture des autres et ne sont pas autorisés à acquérir de l'or[18]. La fin étant la cause des causes selon Aristote, le bien commun est conçu comme fondamental en effet. ». C'est le principe qui doit guider l'action sociale et politique du catholique[25]. Selon l'économiste français Jean-Marie Harribey (2011)[5], cette notion, qui met aussi en jeu celle de propriété, serait notamment liée à la prise de conscience progressive de l'existence d'un patrimoine commun de l'humanité. Pour Aristote, « l’homme est un animal politique » : il ne peut donc vivre que dans la cité, dont le but est le Bien commun. Cette œuvre eût une portée considérable, avant d’être critiquée par les politiques modernes (Machiavel). «L’homme … Le bien commun est donc le bonheur commun des hommes vivant ensemble. C’est la question du bien commun qui interroge la science politique (1). Elles doivent bien entendu être lues et comprises dans leur contexte. Aristote parle de la justice générale comme d’une «vertu parfaite au sens le plus fort» : elle «tend à produire ou à conserver le bonheur (et les constituants du bonheur) pour la communauté politique». En 1944, dans Autorité et bien commun, le philosophe et théologien Gaston Fessard définissait ainsi le bien commun en trois dimensions, raconte Alain Giffard, directeur du Groupement d’intérêt scientifique culture-médias et numérique : “1. Cette théorie a selon Harribey (2011) trouvé un vif soutien dans le monde économique et financier qui entamait alors « un grand mouvement de dérégulation et de déréglementation de l’économie mondiale » en cherchant à justifier un recul de l’intervention publique ou du contrôle de l'économie par les États[5]. Nick Zagorski, « Profile of Elinor Ostrom », Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action. Elle désigne l'idée d'un bien patrimonial partagé par les membres d'une communauté, au sens spirituel et moral du mot « bien », de même qu'au sens matériel et pratique (ce dont on dispose ou ce qu'on possède). Là aussi se négocient des questions d'apparente gratuité, de sécurité, de transparence et d'appropriation ou privatisation de l'information et de l'accès à l'information et aux informations personnelles. Dans une perspective chrétienne, la recherche du bien commun est alors le fondement de toute organisation sociale et politique[3]. Le bien commun est une notion développée d'abord par la théologie et la philosophie, puis saisie par le droit, les sciences sociales et invoquée par de nombreux acteurs politiques. Le bien commun Chomsky Noam. 2- Introduction à la vie et la philosophie d'Aristote. Reste que nombre de considérations d'Aristote relatives au bien commun, à commencer par une expression fréquente qui semble être la seconde expression à avoir ses faveurs lorsqu'il en parle (to koinêi sympheron, « l'avantage mutuel »), suggère que le bien commun, au sens où il l'entend, est un bénéfice commun, autrement dit commun aux membres de la communauté en tant qu. LHéritage, revue d'études nationales : débat d'idées, politique, histoire, philosophie…. LA REPUBLIQUE SELON ARISTOTE. « Le bien suprême, qu’est Dieu, est le bien commun, dont dépend le bien de tous les êtres. Aristote est vieux de 2500 ans, mais ses livres sont jeunes comme la plus fraîche des pensées. Dès lors, le bien commun d'une société ne consiste donc pas simplement dans une répartition équitable des richesses, mais aussi dans une vie sociale harmonieuse, guidée par l'amour du prochain et orientée vers Dieu. Le Covid a souligné la communauté de destin à tous les humains. », Le bien commun de la société s'articule au bien commun universel, qui implique la Création dans son ensemble, ce qui suppose logiquement le respect de la nature et la défense de l'environnement : « Le bien commun de la société n'est pas une fin en soi ; il n'a de valeur qu'en référence à la poursuite des fins dernières de la personne et au bien commun universel de la création tout entière[28]. Ceux-ci, est-il … Par ailleurs, la justice est différente du bien commun et inférieure à lui. Il faut nous intéresser, dans la citation précédente, plutôt qu’au terme « bien », à celui qui le précède : « tendre » (vers le bien). Qu’est-ce que le bien commun ? L’éclipse du bien commun. Son œuvre mérite encore et toujours d’être méditée, parce qu’elle constitue un viatique vers la justice, la justesse et – peut-être – le bonheur. Ainsi, le bien de la société sera sa cause finale, c’est-à-dire ce vers quoi elle doit tendre. Toute nature désire son être et sa perfection. Aristote critique dans les Politiques une explication utilitariste de l’origine de la cité, celle donnée en particulier par Socrate en République, II : ce n’est ni la recherche d’un avantage ni le besoin qui est au principe de la cité ; en effet, l’être humain est « par nature un animal politique ». Devrions-nous ,comme le pense Aristote, basé notre société sur le bien commun afin d'avoir une société juste 1074 mots | 5 pages épanouissement, faudrait-il vivre dans un monde où le bien commun, l’épanouissement humain et moral de tous et chacun, est une idée directrice. L’amitié des époux, des parents et des enfants, mais aussi l’amitié des sages, unis par la communion des pensées qui en est la plus haute forme. Depuis l'apparition du brevet et de la protection des droits d'auteurs (dont la durée dans le temps tend à s'allonger), certains « biens » tels que les inventions brevetables et les « œuvres originales de l'esprit » ne deviennent publics ou « communs » qu'après un certain temps. Aristote fait de l’amitié une vertu, parce qu’elle nous lie les uns aux autres. Le droit romain apporte à la notion une portée juridique. Voir fin de la page 15, in Petrella, Ricardo (1996). Cassier, M., & Gaudillière, J. P. (2000). L'empereur Justinien Ier divise les choses en quatre catégories dans les Institutes : les choses sacrées, propriété des dieux ; les choses publiques, appartenant à l’État ou à la cité ; les choses communes[21], comme la mer ; les choses privées, propriété des personnes, qui sont précisément organisées par le droit privé. Nous nous apprêtons à vivre en Europe une récession centennale, avec une baisse de la production de l’ordre de 10 à 15% sur 2020. Aristote que la philia, l’amitié entre citoyens, est l’une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu’il parle seulement de l’absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Dans un premier sens, le plus général, il est économique et juridique, c'est alors une liste des biens dont la jouissance par tous est protégée.Dans son sens philosophique, le bien commun se définit comme le moyen par lequel chacun peut acquérir la connaissance. Le bien commun est une construction sociale, Le plein-emploi de qualité : une figure du bien commun, Gouvernance des Politiques Numériques dans les Territoires Mission Akim OURAL contribution au rapport Gouvernance des Politiques Numériques dans les Territoires, Le bien commun comme construit territorial. Neuvaine à sainte Jeanne d’Arc jusqu’à sa fête, pour la France et l’Eglise. Cette œuvre eût une portée considérable, avant d’être critiquée par les politiques modernes (Machiavel). Share Tweet. 1Dans le langage courant, lexpression « intérêt général » sest progressivement substituée à celle de « bien commun ». Elle a été totalement abandonnée de la pensée politique, mais l’Eglise continue de la considérer comme capitale dans sa doctrine sociale. 1) L’avantage commun L’expression « bien commun » est utilisé dans des sens très différents. On pourra objecter que ce terme est antique ou médiéval. Sur cette question, Aristote, comme on l'a déjà dit, est essentiellement d'accord, bien que pas totalement, avec ceux qui pensent que la première préoccupation de l'éthique est de définir le bien, et la vertu doit être définie comme une action tendant à produire le bien. Le bien commun est l’ensemble de ce qui soutient la coexistence et par conséquent l’être même des personnes. Dans le langage courant l'expression est employée dans un sens plus proche de celui d'intérêt général, tel que défini par Rousseau, c'est-à-dire l'intérêt partagé par la communauté, en tant que ses membres dépendent les uns des autres (et non pas la somme des intérêts particuliers) : c'est le bien de tous de façon indivisible, qui peut impliquer de passer outre l'intérêt particulier d'un individu et d'un groupe, pour servir le plus grand nombre. Il reste qu’il nous faut inventorier l’histoire de la pensée politique sur cette question, dans un premier temps. Lascoumes, P., & Le Bourhis, J. P. (1998). He rediscovers Ce bien ne peut exister que si sa dimension politique s’enracine dans sa dimension éthique. Avec Platon, qu’il critique cependant, Aristote est le fondateur de la pensée politique classique. Send-to-Kindle or Email . » (Thomas d'Aquin. Ce concept semble intuitivement facile à comprendre, mais il s'avère difficile à définir et parfois à traduire ; ainsi l'anglais ne distingue pas facilement le « collectif » du « public », et le mot « commun » est très polysémique en français. On parle de biens communs informationnels pour désigner l'ensemble de ces ressources qui font ou devraient faire l'objet d'une gestion partagée. Principe théologique, philosophique et juridique, Théories économiques : biens collectifs et biens communs, « que les communs ne sont pas juste une ressource. Litanies de sainte Jeanne d’Arc, Coronavirus : la France va vers le chaos. de Broglie, la doctrine de saint Thomas sur le fondement communautaire de la chasteté, AFS n°90. La pensée sociale de l'Église reprend en cela le cadre de pensée de saint Thomas d'Aquin : chez Saint Thomas comme chez Aristote, le Bien est intrinsèque à l'être, il est une sorte de programme de l’être, il est ce que nous désirons naturellement (par exemple, tout être désire être, donc l'être est bon en soi ; à l'inverse on définit le mal comme une réduction de l'être[26]). Il précise cependant que la vie heureuse est la fin de la société(1)Aristote, Politique, livre III chap 6. jQuery("#footnote_plugin_tooltip_8351_1").tooltip({ tip: "#footnote_plugin_tooltip_text_8351_1", tipClass: "footnote_tooltip", effect: "fade", fadeOutSpeed: 100, predelay: 400, position: "top right", relative: true, offset: [10, 10] });. Le « bien commun » est plus ou moins explicitement pris en compte ou défendu par le droit coutumier et/ou certains dispositifs réglementaires classiques (souvent confondu avec l'intérêt général, par opposition aux intérêts particuliers) et s'insère généralement dans un dispositif plus ouvert de négociation locale qui tend aussi depuis plusieurs décennies à devenir global et mondial ; le bien commun et notamment le climat et la biodiversité étaient au centre des attentions du sommet de la Terre de Rio (juin 1992) qui, pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité, a rassemblé tous les États au chevet de la planète, pour encourager une gestion plus soutenable et durable de ses ressources, notamment des ressources pas, peu, difficilement, coûteusement ou lentement renouvelables afin, comme le dit le rapport Brundtland (1987), d'accomplir l’objectif de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Il n’y a que des biens privés, ceux des personnes et celui de l’Etat. Elle désigne l'idée d'un bien patrimonial partagé par les membres d'une communauté, au sens spirituel et moral du mot « bien » aussi bien qu'au sens matériel et pratique (ce dont on dispose ou ce qu'on possède). modifier - modifier le code - modifier Wikidata « C’est par nature que la femme et l’esclave sont différents, car la nature ne fait rien avec parcimonie, mais elle fait chaque objet pour un seul usage ; […] Chez les Barbares, la femme et l’esclave ont le même rang. Pourquoi les distinguer ? Aristote : L'homme, animal politique. Albert le Grand (XIIIe siècle), dans son deuxième commentaire de l'Éthique à Nicomaque, discerne deux significations du bien commun, l'une portée sur la perfection morale, l'autre sur la sécurité matérielle, la première étant supérieure à la seconde. La revue l’Affectio Societatis se propose de réfléchir au juste, fin du Droit, à l’école d’Aristote et Saint Thomas d’Aquin, et de mettre ainsi l’art juridique au service du bien commun. Au début de la Politique,  Aristote définit le bien commun comme la fin de la société. Par exemple, grandir et apprendre sont le bien de l’enfant qui évolue vers son état adulte ; et ses activités seront bonnes dans la mesure où elles lui permettent de poursuivre ce but qui est la croissance de son être. SUMMARY : The author brings out the Aristotelian inspiration of those paragraphs in which He­ gel, in his Philosophy of Right, is concerned with the sovereignty of the state. La quête du bien à l’origine a été rattachée à la recherche du bonheur, défini par Aristote comme la sanction la plus C’est une ressource plus une communauté, plus ses protocoles sociaux et ses valeurs pour gérer les ressources partagées. l'air) ou qu'on n'y échappe pas (« on est obligé de « consommer » des avions de chasse »[5]) et qu'il n'est plus commun quand il est si utilisé qu'il y a un effet d’encombrement (la route quand elle devient sursaturée de voitures)[5]. Là où Aristote pose que la qualité de la vie individuelle est suspendue à celle du régime politique, Thomas pose que l’homme peut obéir au bien commun, indépendamment du système politique. Mais pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours. critère de non-exclusion : on ne peut exclure personne de son usage ; critère de non-rivalité : l’usage par un individu n'empêche pas un même usage ou un autre usage par un autre. Le bien commun (hormis l'air) est de moins en moins gratuit ou à coût marginal nul. 1. C’est celui en vue duquel on fait tout le reste 1, le dernier terme de la série des fins. Pour Aristote, « l’homme est un animal politique » : il ne peut donc vivre que dans la cité, dont le but est le Bien commun. Dès la Commune de Paris en 1871, qui expérimente une « mise en commun du pouvoir et … Pourquoi la philosophie politique devrait-elle donner, ou redonner place à la notion de « bien commun » et repenser celle-ci ? Bien commun et intérêt général. Définition Le bien commun regroupe deux sens. Pour cela il convient nous dit-il d’être vertueux : « la vertu est une disposition acquise de la volonté consistant dans un juste milieu relatif à nous, lequel e… Ce modèle, qui a conduit à la surexploitation de nombreuses ressources naturelles et à l'aggravation du dérèglement climatique et à une croissance des inégalités, sera ensuite dénoncé par l'économiste et politologue américaine Elinor Ostrom qui propose une théorie alternative à la fois au tout-marché et au tout-État, au profit de l'action collective et d'une gestion plus collaborative et négociée des biens communs et des biens publics (matériels ou immatériels). Certains auteurs ajoutent que le vrai bien commun est obligatoirement consommé (par ex. Qu’est-ce qu’un bien commun ? Au sens strict, il n’y a plus de bien commun. Nous pensons que cela ne lui ôte pas sa pertinence. »  (Thomas d'Aquin, David Bollier, blogueur et militant, États-Unis, cité par le pôle numérique dans sa. Si Aristote rejette l’idée d’un Bien en soi unique et général, il ne rejette en rien l’idée d’un Bien suprême. La Commune de Paris, expérimentation du bien commun. Beaucoup l’évoquent à leur gré sans la connaître : c’est ainsi qu’on l’identifie tantôt avec l’intérêt général, tantôt avec l’ordre public ou bien un idéal de perfection chrétienne des citoyens, ou encore avec les conditions de leur épanouissement individuel. LA REPUBLIQUE SELON ARISTOTE. Bénédicte Sère, « Aristote et le bien commun au Moyen Âge : une histoire, une historiographie », « L'air, l'eau courante, la mer et ses rivages sont choses communes en ce sens qu'il n'existe à leur égard aucune distinction de propriété ; d'où il suit que chacun peut en user librement, et par l'usage qu'il en fait, s'approprier l'air qu'il respire, l'eau qu'il puise. Ils Pour le politologue et économiste italien Riccardo Petrella, le bien commun est ce qui fait vivre les sociétés[4]. Le Compendium de la doctrine sociale de l'Église décline les conséquences de ce principe pour l'organisation sociale et politique, à travers les principes de la destination universelle des biens, de l'option préférentielle pour les pauvres, de la subsidiarité et de la solidarité. Please read our short guide how to send a book to Kindle. Des questions morales et éthiques nouvelles se posent et sont en débat en raison des effets possibles des progrès techniques des biotechnologies (de la transgenèse en particulier), dont sur les génomes humains, animaux, végétaux, microbiens, viraux ou fongiques (« bien privé ou bien commun ?

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